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RISQUE DE FRACTURES BASE SUR DE MULTIPLES FACTEURS,
PAS SEULEMENT SUR LA DENSITE MINERALE OSSEUSE


De nouvelles recherches permettront la mise en place d'un outil facile à utiliser pour l'évaluation du risque de fractures par les médecins.

PARIS, France
21 septembre 2004

Les médecins se réfèrent généralement à la densité osseuse (DMO) pour déterminer le risque de fractures ostéoporotiques chez un patient.

Mais la DMO seule n'est pas suffisante pour déterminer ce risque, ainsi que le montre une nouvelle étude.

Dans « L'évaluation de risque de factures », John Kanis, Chef du Centre des Maladies osseuses métaboliques (Centre collaborateur de l'OMS) à Sheffield, Royaume-Uni, met en avant que, alors que la densité osseuse est un indicateur important pour le risque de fracture, d'autres facteurs devraient être pris en compte pour arriver à un niveau de prédiction de risque supérieur.

Ce nouveau concept est en cours de validation par un groupe de travail de l'OMS (établi en 1998) en collaboration avec l'IOF et la Fondation Nationale d'Ostéoporose (USA), afin de développer un outil facile à utiliser pour l'évaluation du risque de fractures par les médecins de famille, outil qui pourrait servir pour les patients des deux sexes, de tout âge, groupes ethniques et dans tous les pays.

Les résultats des recherches et l'outil d'évaluation de risque devraient être publiés par l'OMS en 2005 et seront diffusés par IOF.

Dans le rapport, qui sera prochainement publié dans Osteoporosis International, le Professeur Kanis, membre du Conseil d'Administration de l'IOF, écrit « bien que la masse osseuse soit un composant important du risque de fracture, d'autres anomalies affectent le squelette et contribuent à sa fragilité. En outre, une variété de facteurs non-osseux, comme la propension à tomber et la force de l'impact, contribue à ce risque ».

Il encourage la prise en considération de facteurs de risques variés, tels que les antécédents familiaux de fractures par fragilité, une fracture par fragilité antérieure, un index de masse corporelle bas et l'utilisation à long terme de corticostéroïdes.

« L'évaluation du risque de fractures est une initiative très importante qui amènera des changements dans la manière dont les médecins et les officiels du domaine de la santé déterminent qui doit être traité contre l'ostéoporose » a estimé Pierre D. Delmas, Président de l'IOF et membre du groupe de travail de l'OMS. Au cours d'une conférence de presse organisée aujourd'hui à Paris par un membre de l'IOF, le Groupe de Recherche et d'Information sur les Ostéoporoses (GRIO) , le Professeur Delmas a précisé que « parce que une femme sur trois et un homme sur cinq subiront une fracture due à l'ostéoporose, les médecins ont besoin de directives précises et faciles à mettre en œuvre pour gérer l'ostéoporose et réduire le taux inacceptable de fractures. »

L'évaluation du risque de fractures sera publié en tant que rapport technique par l'OMS l'an prochain. Il intègrera des tableaux montrant le risque de fracture à 10 ans, exprimé en pourcentage, parmi les hommes et les femmes, en fonction de l'âge, de la densité osseuse, et de la présence/absence de facteurs de risques indépendants tels que l'histoire maternelle et personnelle en terme de fractures, la prise de glucocorticoïdes et le tabagisme. Ces facteurs de risques ont été validés dans 12 cohortes de femmes et hommes âgés, à travers le monde. A partir des résultats de ce rapport technique, IOF publiera des documents et des tableaux plus faciles d'accès à l'usage des médecins généralistes, au niveau international. « Un avantage évident de cette approche, a précisé le Professeur Delmas, est que cela donne une certaine flexibilité dans la décision de ce qu'est le seuil d'intervention optimal en tenant compte des ressources économiques et des priorités sociales dans les différents pays. »

Des chercheurs français conduisent une recherche similaire

Une recherche complémentaire sur l'évaluation des facteurs de risque a été entreprise par une équipe de chercheurs menée par le Professeur Delmas à l'Inserm, Unité 402, à Lyon, en France. Leur rapport a été présenté au Congrès Mondial de l'Ostéoporose de l'IOF, qui s'est tenu en mai 2004 à Rio de Janeiro, Brésil.

Une des découvertes du groupe est que bien que la densité osseuse soit un facteur d'ostéoporose fiable, environ la moitié des femmes qui ont des fractures par fragilité ont également une DMO au-delà du seuil de diagnostic d'ostéoporose recommandé par l'OMS. La plupart de ces patientes ont une ostéopénie, une perte moins sévère de densité osseuse. Pour ces patientes, la combinaison de la DMO, de la survenue de fracture antérieure et la mesure de renouvellement osseux par un marqueur osseux était une méthode efficace pour identifier les femmes ostéopéniques et qui ont un taux élevé de risque de fractures.

« L'évaluation du risque de fractures (marqueur de renouvellement osseux et survenue de fracture antérieure) pourrait jouer un rôle important dans l'identification des femmes ayant un fort taux de risque de fractures qui ne pourraient pas être détectées correctement par la mesure de la DMO seule » a indiqué le Professeur Delmas. Pour ces patients, une intervention thérapeutique leur serait bénéfique. Il a ajouté que ces conclusions devraient être corroborées par de plus amples études longitudinales.

Le rapport « Evaluation des risques de fractures », issue de l'étude du Dr Sornay-Rendu, et relatif aux communiqués de presse diffusés par IOF sur ce sujet, est accessible ici.

FIN

L'ostéoporose, qui rend les os poreux et cassants, est une des maladies invalidantes les plus couramment rencontrées dans le monde. Ses conséquences sont la douleur, la perte de la mobilité, l'incapacité de réaliser les tâches quotidiennes et, dans de nombreux cas, le décès. Une femme de plus de 50 ans sur trois est appelée à souffrir de fractures ostéoporotiques, et un homme sur cinq est dans le même cas 1, 2, 3. Malheureusement, l'identification des personnes présentant des risques est loin d'être une pratique courante. L'ostéoporose peut faire dans une certaine mesure l'objet d'une prévention, elle se prête aisément au diagnostic et des traitements efficaces sont disponibles

1 Melton U, Chrischilles EA, Cooper C et al. How many women have osteoporosis? Journal of Bone Mineral Research, 1992; 7:1005-10
2 Kanis JA et al. Long-term risk of osteoporotic fracture in Malmo. Osteoporosis International, 2000; 11:669-674
3 Melton LJ, et al. Bone density and fracture risk in men. JBMR. 1998; 13:No 12:1915

L'International Osteoporosis Foundation (IOF) est une organisation internationale dédiée à la lutte contre l'ostéoporose et met en rapport des scientifiques, des médecins, des associations de patients et des entreprises partenaires. L'IOF travaille en collaboration avec 167 membres répartis dans 85 contrées, ainsi qu'avec d'autres organisations internationales dédiées à la santé dans le monde, afin d'accroître la prise de conscience et d'améliorer le diagnostic précoce et le traitement de l'ostéoporose.

For further information, please contact:
Paul Spencer Sochaczewski, Head of Communications,
International Osteoporosis Foundation
psochaczewski@osteofound.org

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